Synthèse macroéconomique et perspectives pour la semaine du 16 au 20 février 2026
Avertissement : Ce document a vocation strictement éducative et informationnelle. Il ne saurait être interprété comme une recommandation d'investissement ou un conseil financier personnalisé. Les marchés comportent des risques significatifs et les performances passées ne préjugent pas des résultats futurs.
La semaine passée a dressé un tableau macro plutôt ambigu pour les marchés. Du côté américain, la consommation a envoyé des signaux d'essoufflement : les ventes au détail sont restées à plat là où le marché espérait une accélération, y compris sur la composante core. Le rapport emploi a présenté deux visages — un chiffre principal qui tenait la route, mais une révision annuelle massive qui a révélé rétrospectivement un marché du travail bien moins robuste qu'on ne le croyait. L'inflation, en revanche, a légèrement surpris à la baisse, réactivant les anticipations d'un premier assouplissement de la Fed dès l'été.
Le JPY a dominé le forex cette semaine, porté par la victoire de Takaichi et un effet "buy the rumor, sell the fact", combiné à un durcissement du discours des autorités japonaises sur les interventions de change. Le CHF a bénéficié du sentiment risk-off persistant. En revanche, l'USD, le CAD, le GBP et l'EUR ont sous-performé. L'indicateur Fear & Greed reste ancré en zone de peur, confirmant un environnement de stress sur les marchés.
La semaine à venir s'annonce extrêmement chargée avec la décision de la RBNZ mercredi, les minutes du FOMC, le CPI britannique, l'emploi australien, les Flash PMI globaux vendredi et surtout le GDP et le PCE américains vendredi — le véritable pivot macro de la semaine.
Mercredi 18 février 2026 — 02:00 (CET)
RBNZ OCR Decision + Monetary Policy Statement — Risque : ÉLEVÉ pour NZD
Pourquoi c'est un événement clé : La RBNZ devrait maintenir son taux à 2,25% dans un contexte d'inflation persistante à 3,1% (au-dessus de la cible 1-3%). Le marché surveille particulièrement le ton du communiqué et les projections de la nouvelle gouverneure Anna Breman. Certains économistes anticipent déjà des hausses de taux plus tard en 2026 si l'inflation ne se normalise pas — une divergence potentielle majeure avec la trajectoire dovish attendue initialement.
Scénarios : Un discours hawkish surprenant ou un signal de hausse soutiendrait nettement le NZD. À l'inverse, un maintien du biais dovish et une guidance prudente pèseraient sur la devise kiwi. L'enjeu est de savoir si la RBNZ suivra le mouvement hawkish de la RBA ou restera en retrait.
Mercredi 18 février — 20:00 (CET) : Minutes du FOMC (réunion de janvier)
Vendredi 20 février — 14:30 (CET) : US Advance GDP Q4 + Core PCE
Les minutes de la réunion de janvier permettront de mieux cerner le degré de confiance des membres de la Fed quant à la trajectoire de désinflation, et leur tolérance vis-à-vis d'un éventuel assouplissement prématuré. Tout signal moins accommodant que ce que le marché anticipe donnerait un coup de pouce au dollar.
Mais le vrai test arrive vendredi avec le doublet GDP + Core PCE. La croissance du T4 est attendue en ralentissement par rapport au trimestre précédent, mais les estimations en temps réel restent plutôt optimistes. Le PCE — l'indicateur d'inflation préféré de la Fed — sera le juge de paix : s'il confirme des pressions persistantes, les anticipations de baisse de taux seront repoussées et le dollar en profitera. Dans le cas inverse, la faiblesse du billet vert pourrait se prolonger.
Fondamentaux cohérents avec un retournement de tendance : premiers signaux de faiblesse sur le SP500, JPY soutenu par les interventions verbales, AUD potentiellement surévalué. Surveiller les confirmations techniques sur le 8h. Emploi australien jeudi = catalyseur.
Configuration similaire à AUDJPY. Le JPY bénéficie de la clarté post-électorale et du discours d'intervention. La RBNZ mercredi pourrait être un catalyseur si le ton est dovish. À suivre de près pour des confirmations baissières.
Techniquement intéressante au niveau des 50-61,8% de retracement (2h). Les fondamentaux penchent pour une cassure baissière : différentiel de taux défavorable, pas de catalyseur EUR clair. Prêts aux deux scénarios, mais probabilités baissières plus élevées. PCE vendredi = catalyseur directionnel.
Convergence de la faiblesse GBP (ralentissement UK, BoE dovish, instabilité politique) et de la force relative NZD (inflation élevée, RBNZ potentiellement hawkish). Tendance baissière bien établie en daily. RBNZ mercredi + CPI UK = double catalyseur.
Fondamentalement intéressante (RBA hawkish vs BNS dovish), mais pas de setup court terme clair pour le moment. Le canal haussier tient en 8h mais le risk-off persistant limite le potentiel. À suivre dans les jours à venir pour une entrée optimale.
L'AUD est toujours nettement surévalué par rapport au NZD. Si la RBNZ surprend avec un ton hawkish mercredi et que l'emploi australien déçoit jeudi, la paire pourrait corriger significativement. Chercher des setups short sur confirmations.
À ses plus hauts pluriannuels, arrivé sur une résistance weekly majeure (zone 0,70-0,71). La force des acheteurs ralentit techniquement. Malgré les fondamentaux haussiers AUD, jouer une correction sur ces niveaux semble pertinent avec un bon R/R.
En rally depuis 5 semaines, momentum acheteur en décélération. Prochaine résistance clé à 0,6116 (neckline double bottom weekly). RBNZ mercredi sera décisive. Les corrections pourraient offrir de meilleurs points d'entrée plutôt que de poursuivre aveuglément.
Données indicatives. Sources : TradingEconomics, ForexFactory, Investing.com
Rappel réglementaire : Ce document a vocation strictement éducative. Les analyses présentées ne constituent pas des recommandations d'achat ou de vente. Toute décision d'investissement relève de la seule responsabilité de l'investisseur. Le trading sur le marché des changes comporte des risques significatifs de perte en capital.